Retour aux articles

Zakary Mercier : L'histoire d'un jeune journaliste sportif qui a su créer sa propre chance

Publié le 23 février 2025

44 vues

Tout a commencé très tôt pour le journaliste sportif gatinois Zakary Mercier. Ce dernier est actuellement responsable de la couverture des sports au journal Le Droit en Outaouais, l'un des principaux journaux des coops de l'information. Bien avant cela, son parcours, marqué par trois ans et demi d’expérience au niveau professionnel, est assez impressionnant. Je me suis entretenue avec lui pour discuter de son aventure dans le monde des médias sportifs, depuis sa sortie des bancs d'école, et même avant cela.

Un début en lion à Victoriaville

Début mai 2021, Zakary Mercier reçoit un appel de Victoriaville lui proposant la couverture des sports pour l'hebdomadaire local La Nouvelle Union. « Je ne connaissais pas encore mes résultats, et le vendredi, j'ai reçu un appel m'informant que j'avais obtenu l'emploi et que je devais déménager au plus vite, puisque les Tigres de Victoriaville s'apprêtaient à débuter la deuxième ronde des séries dans la LHJMQ. C'était pendant l'année de la Covid, où les équipes étaient dans des bulles. Au final, les Tigres ont remporté la coupe », raconte Zakary Mercier. Il est resté à Victoriaville pendant un an et demi, avant de rejoindre l’équipe du Nouvelliste pour couvrir les sports dans la région de la Mauricie.

« Nous étions trois journalistes à couvrir les sports au Nouvelliste. »

Zakary Mercier a couvert presque tous les sports possibles dans la région de la Mauricie : hockey, course automobile, basketball, karaté et plus encore. Au début, il s'est beaucoup concentré sur le sport étudiant dans les écoles secondaires et primaires, ce qui explique la diversité de ses couvertures. « J'ai eu l'occasion de suivre de belles histoires dans des écoles primaires, comme celle d'une équipe de basketball qui ne pouvait pas jouer dans leur propre école parce que le gymnase était trop petit. Finalement, les jeunes ont remporté tous leurs matchs de saison régulière et leurs séries éliminatoires, malgré le fait qu’ils n’ont jamais joué un seul match à domicile », mentionne-t-il. Par la suite, celui qui s’occupait des Cataractes de Shawinigan a quitté durant l’été, ce qui a permis à Mercier de couvrir l’équipe pendant une demi-saison avant de revenir dans sa ville natale.

Le journal Le Droit et le programme de départ volontaire

Avant l’arrivée de Zakary Mercier, le journal Le Droit avait mis en place un programme de départ volontaire pour tous les employés souhaitant quitter en décembre 2023. En fonction de leur ancienneté, ceux qui partaient recevaient une somme d’argent plus élevée. Cela a entraîné le départ de quatre journalistes sportifs, dont l'emblématique Jean-François Plante, journaliste bien connu en Outaouais. Zakary Mercier a donc eu l'opportunité de rejoindre l’équipe du journal Le Droit, aux côtés de Julien Paquette. « Cela fait plus de 100 ans que de nombreux jeunes tentent de faire leur place dans l’équipe des sports, mais souvent, ils finissent par passer à autre chose. J'ai eu la chance d'être appelé lorsque personne d'autre n'était disponible », explique-t-il. Il ajoute également qu'il faut savoir créer sa chance. « Je crois qu’il faut aussi créer sa chance. Cela ne serait probablement pas arrivé si je n’avais pas quitté rapidement Victoriaville et si je n’avais pas travaillé aussi dur », confie-t-il.

« J’ai attrapé la piqûre rapidement »

Avant de débuter sa carrière, Zakary voulait s'assurer qu'il souhaitait vraiment étudier en journalisme. Lors d’une journée passée au Centre Canadian Tire avec l’ancien journaliste sportif Sylvain St-Laurent, qui couvrait les Sénateurs d’Ottawa, il a eu la révélation. « Quand j’étais au secondaire, j’hésitais encore à étudier en journalisme, puis j’ai passé une journée avec lui au Centre Canadian Tire pour suivre Sylvain dans sa couverture avec les Sénateurs d’Ottawa. À ce moment-là, ça ne m’a pas fallu longtemps pour attraper la piqûre », se souvient-il.

Un jeune homme qui a dû faire énormément d’efforts

Pendant ses études universitaires, Zakary s’est créé une multitude d'expériences. Il a été analyste pour les matchs à domicile de l’Intrépide de Gatineau, a couvert les Olympiques de Gatineau pour la télévision Rogers, a été agent des communications pour Excellence Sportive Outaouais et bien plus encore. Il a donc travaillé d’arrache-pied pour acquérir de l’expérience, afin d’être prêt lorsqu’une offre se présenterait. « Il faut travailler fort, il faut aimer ce que l’on fait, être passionné. Mais parfois, il y a aussi d’autres circonstances qui peuvent t’aider à atteindre tes objectifs », dit-il.

« Il n’y a pas de journée typique »

Zakary explique qu'il n'y a pas de journée typique pour un journaliste sportif. « Je peux me lever le matin avec des plans, et finalement être amené à couvrir d’autres nouvelles totalement imprévues, car des événements peuvent survenir au cours de la journée. » Il mentionne que c’est un style de vie qu’il adore, car il est toujours surpris et ses journées peuvent être très animées. « Ce qui est génial, c’est que tu te lèves le matin, et la vie te surprend », confie-t-il. Il me raconte une anecdote de son passage à Victoriaville. « Une fois, pendant que je dormais, mon téléphone a vibré. J'ai vu sur l'afficheur que c'était le président des Tigres de Victoriaville. À ce moment-là, je me suis dit que je n'avais pas le choix de répondre, et il m'appelait pour m'annoncer en primeur la prolongation de contrat de leur directeur général. Parfois, tu te fais réveiller pour des histoires », raconte-t-il.

Un modèle de travail et de passion

Bref, Zakary Mercier est un exemple parfait d'un jeune passionné de sport qui a travaillé extrêmement fort pour arriver là où il en est aujourd'hui. Il a conclu l'entretien en donnant quelques conseils aux jeunes passionnés qui souhaiteraient peut-être travailler dans les médias. « Le plus important est d’acquérir de l’expérience là où tu le peux. Il y a énormément d’opportunités qui ne rapportent pas nécessairement de l’argent, mais qui t’apporteront de l’expérience. Pour moi, il faut tenter sa chance au lieu de rester dans son salon à rien faire », conclut-il.

Ne manquez plus rien du hockey !

Contactez-nous pour partager vos idées, poser vos questions, ou en savoir plus sur nos articles et notre couverture du hockey.

Nos partenaires